Petite escroquerie entre amis

Cela fait maintenant un an que ma vie a basculé dans un cauchemar administratif et financier. Un an que je me bats avec l’administration, la justice et mon futur-ex-employeur pour être reconnue dans mes droits et enfin percevoir mes salaires non versés. Aujourd’hui, le liquidateur judiciaire m’a fait savoir qu’il ne verserait absolument rien tant que l’affaire ne sera pas jugée par le Conseil des Prud’hommes (CPH). Dans le meilleur des cas, je peux espérer obtenir ce qui m’est dû en septembre 2016.

On vient de me voler un an de ma vie et je crois qu’il est temps – à défaut d’obtenir réparation – de rétablir l’équilibre. Qu’on se le dise : je n’aurai jamais signé un contrat à durée indéterminée avec Atasta Net SAS si une personne ne m’avait pas incité fortement à le faire. Cette personne, c’est Chloé Desoutter alias Chloé Tigre Rouge. Directrice technico-commerciale dans cette entreprise, elle y avait des parts qu’elle partageait avec Sidoine Mosiah Pierrel et assurait la gestion de fait.

C’est elle qui cherchait à recruter de nouveaux éléments pour la société, c’est elle qui cherchait les contrats, qui les signait, qui s’assurait que les salaires soient versés, qui faisait aussi office de directrice des ressources humaines.

Véritable paravent pour Sidoine Pierrel, c’est elle aussi qui nous disait que nous ne devions pas nous inquiéter si nous n’avions pas encore nos bulletins de salaire, que les calculs étaient compliqués mais qu’elles arriveraient bientôt. Mais voilà, un beau jour de décembre 2014, les choses ont commencé à devenir difficiles pour elle alors Sidoine Pierrel, dont j’ai appris qu’il avait fait l’objet de deux signalements à TRACFIN et avait quitté la France depuis au moins un an et demi pour trouver refuge sous les cieux cléments du Mexique, a progressivement repris la main sur les dossiers en cours. Reprise en main qui s’est soldée par le renvoi ou le départ volontaire de Chloé Desoutter et par la cession de direction de Sidoine Pierrel vers Alain Radix.

C’est toujours triste quand des amis se brouillent mais quand ce sont trois escrocs patentés, l’affaire en devient presque amusante.

En effet, d’emails en emails, de courriers officiels en courriers officiels, il s’est avéré que les trois compères :

  • N’avaient jamais payé les charges sociales et patronales d’Atasta Net SAS ;
  • Qu’ils avaient allègrement utilisé l’argent de la société pour couvrir des frais personnels ;
  • Qu’ils avaient fait sortir des capitaux de la France vers le Mexique en les faisant transiter vers l’Allemagne ;
  • Qu’ils avaient fait de faux documents administratifs.

De mars 2015 à aujourd’hui, je n’ai eu de cesse de solliciter l’URSSAFF, l’Inspection du Travail, le CPH, la police, le Trésor Public avec preuves à l’appui, non seulement pour que l’escroquerie cesse mais aussi et surtout, pour récupérer mes droits. Seulement, personne n’a voulu m’écouter. Le seul qui ait réellement fait son job a été mon avocat. Le mal qui m’a été fait ne sera jamais réparé. Personne ne sera puni. Alors, j’ai décidé de tout sortir. Non seulement je vais vous expliquer ce que Sidoine Pierrel, Chloé Desoutter et Alain Radix ont fait mais je vais même vous le prouver.

Vous voulez savoir comment escroquer l’Etat en toute impunité ? Nos trois compères vont vous donner le mode d’emploi et moi, je vais vous le raconter par le menu.

Commentaires

Bonjour,

Je lis avec attention votre histoire. Mais que fait la justice ? On ne peut pas escroquer impunément.

En tout cas, excellent blog, très bien écrit. Je lis votre "ancienne vie " et c'est assez instructif.

Courage en tout cas pour la suite des événements, vous obtiendrez gain de cause.

 

Bonjour, 

vous découvrirez au fil des épisodes que dans cette histoire, si cette escroquerie a pu tenir aussi longtemps, c'est justement parce que les acteurs institutionnels n'ont pas rempli leurs missions. 

 

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