Les désirs inassouvis

Aujourd’hui, c’est samedi et j’ai envie de faire du RTL, en mode j’ai toujours huit ans dans ma tête. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, il y a un certain nombre de choses que je rêverais de faire mais que ma (relative) bonne éducation bourgeoise m’empêche de faire. Au hasard :

-         me mettre à chanter à tue-tête dans les transports surtout quand un mendiant chanteur décide de massacrer joyeusement une chanson. Mon grand fantasme devant l’Eternel, surtout que je chante tellement faux que je suis persuadée que les autres voyageurs me donneraient des sous juste pour que je la boucle et ne provoque pas une apocalypse climatique.

-         Baisser totalement le pantalon des types qui se baladent avec le caleçon à moitié sorti. Je ne me sens pas dans l’obligation de voir les sous-vêtements d’hommes qui ne me sont pas intimes. Alors par moments, me prend une furieuse envie de m’approcher furtivement et plouf ! Au revoir le baggy ! La perspective que le type en question puisse me retourner une torgnole m’empêche de mettre à exécution ma menace.

-         Quand je serais plus âgée (parce là ça ne serait pas crédible), dire à un fonctionnaire tatillon me demandant de décliner mon identité, que je suis la belle-mère du Ministre (peu importe lequel). Tout le monde a peur des belles-mères, à commencer par le Ministre lui-même. Le problème, c’est que vu que tout le monde me demande si la préparation de mon baccalauréat se passe bien, je risque de manquer de crédibilité pour mettre en œuvre mon idée farfelue.

-         Frauder dans les transports et me mettre à gazouiller en allemand si je vois des contrôleurs. Je dois avouer que je l’ai déjà fait une fois. En Allemagne. A 15ans, j’étais à Berlin et plutôt que de dépenser mes sous dans les transports, je préférais les dépenser au Trésor (les connaisseurs comprendront). Un soir je tombe sur des contrôleurs et me vient alors l’idée de faire comme si je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils me racontaient (ce qui n’était absolument pas le cas). Ca a fonctionné. Ca a moins fonctionné la seconde fois, surtout que je suis tombée sur la même équipe de contrôleurs.

-         Dire à un de mes profs de l’IEJ qui passe son temps à nous donner des conseils : « comment pouvez être sûr de la teneur de vos propos vu que vous n’êtes pas vous-même avocat ? » L’idée que je puisse retomber sur lui au Grand Oral de Libertés Publiques fait que je me tais.

-         Demander à ma voisine si elle a besoin de conseils adaptés pour se débarrasser de son mari parce qu’avec la tambouille de sorcière qu’elle prépare, elle va réussir à intoxiquer tout l’immeuble, voire à me faire crever avant son mari.

-         Traiter d’imbécile les personnes qui s’improvisent juristes et inventent des pans entiers du droit. A défaut d’insultes, j’essaie de faire preuve de détachement.

-         Répondre à ceux qui me disent d’arrêter de fumer qu’ils devraient arrêter de se goinfrer parce qu’à ce rythme-là, ils ne passeront plus sous l’Arc de Triomphe.

-         Corriger les grosses fautes de grammaire et d’orthographe sur les mur de certains de mes contacts sur Facebook, surtout ceux qui s’imaginent faire de l’esprit.

-         Demander aux « femmes » que je vois mâcher du chewing-gum si je peux leur prendre un peu de lait directement à la source car vu le rythme de mastication, je les ai confondu avec des vaches normandes.      

 

Et vous mes chers lecteurs, que j’aime, que j’adore et que j’honore tous les jours (oui un peu de pommade ne fait jamais de mal ), quelles sont les choses que vous aimeriez faire mais que la décence (ou autre chose) vous empêche de mettre en œuvre ?

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