Horreur

L’institut

Adapté du roman éponyme de Stephen King, l’institut nous plonge dans un complot international.

Le scénario de l’institut

Luke est un jeune adolescent très brillant, qui se prépare à intégrer le MIT alors qu’il n’a même pas l’âge de se raser. Kidnappé chez lui, il se réveille dans un étrange endroit : l’institut. Il rencontre d’autres enfants, eux aussi kidnappés.

On lui explique qu’il est ici dans un but bien précis : servir son pays et pour cela, il doit subir des tests.

Comprenant qu’il doit à tout prix minorer ses capacités, Luke va tout faire pour s’échapper et sauver ses amis.

Une adaptation très fidèle du roman

C’est toujours la grande crainte lorsqu’un roman est adapté en film : celui-ci va-t-il respecter l’œuvre originale ? Dans le cas de l’institut, la réponse est oui. Il y a quelques détails ici et là qui ne sont pas transposés à l’écran, mais, la trame générale et les personnages sont les mêmes.

La série — car il s’agit d’une série en huit épisodes — permet également de mettre des images sur des passages du roman qui peuvent paraître obscurs notamment, les fameux points que Luke doit voir lors des expériences qui sont menées sur lui et sur ces amis.

Bien entendu, ce qu’on attendait de voir en image, à savoir l’effondrement de l’institut, est bien filmé et on savoure ce passage avec une certaine délectation.

Un clin d’œil à Carrie

Si Luke a été enlevé, ce n’est pas en raison de ses seules aptitudes scolaires, mais parce qu’il est télékinésiste. Il peut bouger les choses, par la pensée, même si son don n’est pas encore très développé. Ses amis sont télépathes (TP) ou télékinésistes (TK) et leur kidnapping vise à amplifier leur capacité.

On ne peut s’empêcher d’y voir un parallèle avec Carrie. Le premier grand succès de Stephen King mettait déjà en scène une télékinésiste et dans le roman, la façon dont les choses sont narrées, laisse comprendre qu’il y a des entités gouvernementales que cela intéresse.

Il y a diverses théories du complot qui circulent sur le fait que le Gouvernement américain s’amuserait à faire un repérage des personnes ayant des compétences psychiques extraordinaires et les entraîneraient pour en faire des machines de guerre. On a notamment pu le voir dans un épisode de Buffy contre les vampires.

Le verdict

On attendait beaucoup de l’institut et on n’est absolument pas déçu. Les huit épisodes peuvent se regarder en une grosse soirée si on est gourmand ou en un week-end si on manque de temps. Faut-il avoir lu le roman avant ? Cela n’est pas nécessaire, même si on ne peut que conseiller la lecture de l’œuvre, spécialement pour s’amuser à noter les différences entre le roman et la série. Afin de ne pas vous gâcher l’histoire, on ne vous en fera pas la compilation.

Les acteurs sont très bons dans leur rôle et on avoue qu’on est sensible à la ressemblance physique entre Ben Barnes, qui joue Tim Jamieson et Keanu Reeves. On retrouve aussi Mary-Louise Parker qui joue une méchante, ce dont on n’avait pas forcément l’habitude. En effet, que ce soit dans Beignets de tomates vertes, dans Red, Red 2 ou même dans Weeds, elle campe toujours une femme assez sympathique. Dans l’institut, on n’a pas vraiment de devenir son ami et pourtant, elle est parfaitement crédible.

Enfin, la plus grande différence avec le roman est la suite. Le studio a décidé qu’il y aurait une saison 2 à l’institut, ce qui nous ravit. La fin du dernier épisode laissait entrevoir cette possibilité et devant le succès, elle a décidé de se lancer. À l’inverse, dans le roman, l’histoire s’arrête à la dernière page. Mais, qui sait ? Après tout, Stephen King a bien écrit une suite à Shining 36 ans après. Ce ne serait pas la première fois que King accepte de travailler sur une suite, il l’a fait pour Under the dome.

L’institut est disponible sur HBO/Max.