American Nightmare 4 : Les Origines
Comment la purge a-t-elle débuté ? C’est la question à laquelle répond American Nightmare 4 : Les Origines.
Sommaire
Le scénario d’American Nightmare 4 : Les Origines
Nous sommes en 2014. Les Nouveaux Pères Fondateurs ont été élus et se sont fixés pour objectif de juguler la crise économique qui s’annonce comme encore plus fracassante que celle des subprimes.
En parallèle, la NFFA propose une expérience : durant une nuit, les habitants de Staten Island pourront purger, c’est-à-dire commettre tous les crimes et délits qu’ils souhaitent, sans être inquiétés par les forces de l’ordre.
En échange, ils recevront de l’argent, soit pour rester sur l’île durant la purge, soit en participant.
Mais, au cours de la nuit, les choses vont basculer. Le processus est en marche et rien ne pourra l’arrêter.
Dealer au grand cœur
Le biais racial et social est indiqué dès le départ. Il faut dire que Staten Island est une « banlieue » pauvre de New York, qui concentre beaucoup de logements sociaux. La population y est plutôt précaire ou du moins fragile.
Un personnage sort du lot : Dimitri, dealer de drogue de son état. Au fil de l’histoire, on apprend qu’il s’agit d’un ancien militaire, qui s’est reconverti dans des activités plus lucratives. Mais, la purge va lui faire changer de camp, ainsi que l’influence de Nya, son ex-petite amie.
Le problème de ce film est qu’il est un peu simpliste concernant Dimitri. S’il devient dealer, c’est pour se faire de l’argent facilement. À la fin du film, on laisse lourdement sous-entendre qu’après cette expérience, il va changer de vie. Sauf que c’est faux.
Dimitri n’apparaît pas dans les précédents opus, mais, si on pouvait passer de dealer de drogue à épicier, juste parce qu’on le souhaite, cela ferait longtemps que les brigades spécialisées dans la lutte contre les stupéfiants seraient au chômage.
Argent facile
Les habitants de Staten Island, dont Nya, manifestent contre la première purge expérimentale. Mais, ne serait-ce que pour rester sur l’île durant la purge, les habitants reçoivent 5 000$. Mettez-vous à la place des habitants, qui ont du mal à boucler leurs fins de mois et qui contrairement aux Français, n’ont pas d’aide sociale ni de Sécurité sociale. Cracheriez-vous sur cet argent facile ?
D’ailleurs, les amies de Nya le disent elles-mêmes : elles auraient préféré partir, mais, 5 000$, c’est beaucoup d’argent d’un coup et ça solde les dettes. C’est bien le problème et c’est le fil conducteur du film.
Quand il y a de l’argent facile à se faire, on sait faire taire ses scrupules.
Le verdict
On apprécie de savoir comment tout a démarré, même si on trouve que la ficelle sociale et raciale est un peu grossière. Il faut se souvenir que le film a vu le jour en 2018, au plus fort des tensions raciales durant la présidence de Donald Trump et qu’il est probable que l’équipe en ait tenu compte lors du scénario.
Le rythme est rapide, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer. On hésite à ranger le film en slasher en raison de la profusion d’armes et d’explosion. Néanmoins, comme plusieurs personnes se font découper à la machette, on va le laisser dans cette catégorie.
Deux « personnages » sont particulièrement inquiétants. Le premier est plutôt un groupe qu’un seul personnage. Il s’agit d’une équipe de miliciens, grimés en membre du Ku Klux Klan ou en nazis. Ils sont particulièrement bien choisis et crédibles dans leurs rôles.
L’autre personnage particulièrement effrayant est le toxicomane que l’on voit en entretien, au moment de l’introduction. Et pour cause : si vous vivez dans une zone dans laquelle les toxicomanes sont installés, vous savez qu’ils ressemblent beaucoup à Skeletor.
American Nightmare 4 : les origines est disponible en DVD.