Horreur

28 semaines plus tard

28 semaines plus tard est la suite de 28 jours plus tard. Objectivement, ce deuxième volet est meilleur que le premier.

Le scénario de 28 semaines plus tard

Nous sommes toujours en Angleterre. L’épidémie a été éradiquée grâce à une action conjointe de l’ONU et des forces de l’OTAN.

Les forces militaires ont organisé la vie avec les quelques survivants de la contagion et accueillent les Britanniques qui étaient restés sur le continent et ailleurs dans le monde. Parmi eux, Tammy et Andy, qui étaient en voyage.

Ils retrouvent leur père Don. En revenant dans leur ancienne maison, ils retrouvent leur mère, contaminée, mais « saine ». Le cauchemar n’est pas terminé.

Changement d’échelle

Là où 28 jours plus tard tenait presque du huis clos, 28 semaines plus tard se place à une échelle supérieure, à savoir comment on gère une maladie mortelle, extrêmement dangereuse et comment on évite que la maladie ne se répande sur toute la planète.

En parallèle, les chercheurs essaient de trouver un antidote ou un vaccin, mais sans résultats probants.

Sur le plan scientifique, le film se tient : on isole les personnes saines dans un espace réduit et sécurisé, on cherche un vaccin ou un antidote et on supprime toute personne infectée. Mais, le film va plus loin.

Doctrine sécuritaire

Le moment de bascule du film s’opère lorsqu’une personne contaminée arrive dans la zone saine. Les forces militaires sont obligées de répliquer et, totalement débordées par la situation, elles sont obligées de faire un grand ménage.

Si cette partie peut dénoter une profonde inhumanité sur le moment, elle a du sens à l’échelle de la planète. Car, si une personne contaminée s’enfuit, elle risque de promener le virus avec elle et d’infecter le continent. Là encore, on l’a bien vu avec le COVID en 2020. Il a suffi de quelques semaines pour que la maladie se répande sur toute la planète.

Bien entendu, cela vire à la boucherie, mais ce n’est pas si éloigné du monde réel. Il suffit de regarder n’importe quel conflit armé : si on doit tuer des civils pour éliminer une cible intéressante, on le fera. Les Américains le font très régulièrement et ils ne sont pas les seuls. 28 semaines plus tard met en scène une réalité militaire, avec des zombies au milieu.

Lâcheté ordinaire

La scène d’ouverture se déroule dans la campagne anglaise, avec Don qui s’enfuit en laissant sa femme se faire croquer par les zombies. Son attitude n’est absolument pas chevaleresque ni héroïque. Elle est pourtant assez proche de la réalité.

En effet, d’une part, dans certains scénarios, les forces de l’ordre disent ouvertement qu’il faut d’abord se mettre à l’abri et ne pas intervenir.

D’autre part, l’être humain est configuré de telle façon qu’il va d’abord penser à sauver sa peau, avant d’aider les autres, y compris les personnes qu’il aime. Cependant, comme nous sommes dans un film d’horreur, Don sera bien puni de sa lâcheté. Si vous devez vous fâcher avec votre conjoint, surtout, évitez de le faire durant une apocalypse zombie.

Le verdict

28 jours plus tard avait un côté un peu oppressant et le choix artistique quant au matériel pour filmer le rendait assez peu agréable, alors que l’ensemble était très bon. Dans 28 semaines plus tard, on laisse tomber les velléités artistiques et on se concentre sur l’histoire.

Le casting est aussi plus étoffé avec quelques têtes d’affiche bien connues comme Rose Byrne et Idris Elba. Le rythme est plutôt rapide, sans temps mort. On aurait aimé retrouver les acteurs du premier opus, mais on comprend le choix des scénaristes de se focaliser sur d’autres personnages.

On regrette que Danny Boyle ait refusé de suivre la trame de 28 semaines plus tard pour le troisième volet de la saga alors qu’elle avait du sens. Par ailleurs, il a refusé de participer à ce deuxième volet, justement à cause de la dimension internationale.

28 semaines plus tard est disponible en DVD ainsi que sur Disney +.