Sexcrimes
Mis en ligne récemment sur HBO, Sexcrimes (Wild Things en VO) est un thriller bien troussé de la fin des années 90. Cette chronique est volontairement courte pour ne pas dévoiler toute l’intrigue.
Sommaire
Le scénario de Sexcrimes
Sam Lombardo est conseiller d’éducation dans un lycée d’une chic banlieue de Floride. Très populaire parmi les étudiants, il n’hésite pas à rendre service. Mais, une de ses élèves, Kelly, lui porte une attention très particulière.
Un après-midi, alors qu’elle vient laver sa voiture pour récolter des fonds, Kelly s’enfuit. Quelques jours plus tard, elle porte plainte pour viol. D’abord dubitatifs, Ray Duquette et Gloria Perez, les policiers chargés de l’enquête, reçoivent un appel d’une autre élève : Suzie.
Celle-ci finit par leur dire que Sam Lombardo l’a violée l’été dernier et ils sont convaincus de la culpabilité de l’individu, qui termine au tribunal.
La revanche d’une Scream Queen
Scream est sorti un an avant Sexcrimes et quand on connaît un peu la carrière de Neve Campbell, on a plutôt l’habitude de la voir dans des rôles de gentilles filles sympas, qu’on aimerait avoir pour voisine, à l’exception de The Craft.
Dans Sexcrimes, elle entre dans un tout autre personnage, beaucoup plus sombre, beaucoup plus machiavélique et même plus érotique. On n’avait pas l’habitude et on est convaincu par sa prestation.
On regrette presque qu’elle n’ait pas eu plus de rôles de méchante, alors qu’on sait qu’elle manie très bien les couteaux, les armes à feu, les pics à glaces et même les appareils de réanimation.
Kevin Bacon, l’éternel méchant et les autres
Comme un clin d’œil, HBO propose Hollow Man, juste en dessous de Sexcrimes. Dans les deux films, Kevin Bacon est cantonné au rôle de salopard. On admet que cela lui va bien, comme s’il n’était pas possible qu’il joue quelqu’un d’agréable. Dans Sexcrimes, il campe le flic pourri, qui a manifestement séché les cours de déontologie.
L’autre rôle masculin, celui de Sam Lombardo, est interprété par Matt Dillon. Bien qu’il soit un bon acteur, il aurait fallu quelqu’un de plus séduisant pour ce rôle, d’autant plus qu’il doit jouer un séducteur, auquel aucune femme ne résiste. Or, la première chose qu’on remarque chez Matt Dillon, ce sont ses oreilles.
Enfin, le dernier rôle masculin notable est évidemment l’avocat Kenneth Bowden, interprété par Bill Murray. C’est d’ailleurs lui qui introduit les scènes comiques, nécessaires au scénario pour marquer une respiration. On rit beaucoup quand il monte une arnaque à l’assurance ou quand il fait mine de se savonner avec un dossier.
Le verdict
Les plus jeunes risquent de ne pas forcément apprécier Sexcrimes. D’une part, il y a un décalage temporel. Aujourd’hui, certains éléments du film ne pourraient pas coller pour des raisons purement techniques, qu’on vous laissera découvrir. Bien entendu, il n’y a pas de réseaux sociaux, pas de connexion Internet haut débit, pas de GPS, etc. Donc, certains éléments peuvent paraître désuets.
Pour autant, l’intrigue pourrait-elle se dérouler en 2025 ? Avec quelques ajustements techniques, l’histoire est suffisamment intéressante pour ne pas perdre de son charme. Dans l’ensemble, on est bien baladé durant le film, qui ne compte aucun temps mort et la chute est plutôt bien pensée. Même quand on a déjà vu le film, on apprécie de le revoir.
Qu’en est-il de Denise Richards ? Elle est malheureusement cantonnée au rôle de bimbo et une bonne partie des scènes dans lesquelles elle apparaît la montre dans des tenues assez suggestives. Il fallait une bombe sexuelle pour ce rôle et elle le remplit parfaitement. C’est d’ailleurs grâce à ce rôle qu’elle parviendra à se faire connaître du grand public, même si elle ne parviendra pas à tirer profit de son succès, notamment en raison de son mariage avec Charlie Sheen.
Enfin, l’un des points forts du film est la musique, qui s’insère très bien dans le scénario, de même que la photographie qui est parfaite. Sexcrimes est disponible sur HBO Max ainsi que sur Apple TV.