Horreur

28 jours plus tard

Désormais classique du cinéma d’horreur, 28 jours plus tard nous plonge dans une Angleterre en proie à l’apocalypse zombie.

Le scénario de 28 jours plus tard

Un petit groupe d’activistes écologistes s’introduisent dans un laboratoire, dans lequel des expériences sur des animaux sont pratiquées. Voulant bien faire, ils ouvrent les cages, sans savoir que ces cobayes sont contaminés par une nouvelle forme de rage.

28 jours plus tard, Jim se réveille d’un coma, suite à un accident de la route. Il erre seul dans l’hôpital, puis dans les rues de Londres, sans comprendre pourquoi la ville est déserte.

Il finit par croiser le chemin d’un zombie et est sauvé par Selena, une des rares survivantes, encore présentes dans la capitale. Ensemble, ils vont tenter de survivre dans un monde qu’ils ne connaissent pas.

Salauds ordinaires

Jim est un brave gars, qui pense d’abord à ses parents, qui se soucie sincèrement du bien-être de Selena puis d’Hannah. Les circonstances vont l’obliger à faire des choses qu’il a en horreur et au moment où il pensait qu’il était enfin à l’abri, il se rend compte du véritable visage de ses sauveteurs.

Contrairement à beaucoup de films de zombies, comme la franchise des Resident Evil, ici, ceux qui doivent protéger les autres, pensent avant tout à eux. Danny Boyle n’a pas voulu donner dans le style américain des héros bien sous tous rapports.

Ainsi, les soldats sont dépeints comme de pauvres types et sur ce point, ils sont probablement plus proches de la réalité que beaucoup d’autres films. D’une certaine façon, Danny Boyle a changé la donne dans le cinéma d’horreur, en montrant ce qu’il pouvait y avoir de pire dans la plus catastrophique des situations.

Renouveau zombie

La première vague du sous-genre zombie dans le cinéma d’horreur était presque toujours intimement liée au vaudou et aux différents cultes en provenance d’Haïti. On le voit assez bien dans le désormais célèbre l’Emprise des ténèbres de Wes Craven. Bien que 28 jours plus tard soit postérieur à Resident Evil, il a permis le renouvellement du genre avec une focale, non plus magique, mais parfaitement biologique.

Les progrès de la science font craindre à certains que les chercheurs aillent parfois trop loin et en transformant les humains en zombie, par un virus, on aborde l’une des craintes modernes de notre société, qui n’est pas sans rappeler l’apocalypse nucléaire dont avaient peur nos parents durant la guerre froide.

Ici, le zombie n’est guidé que par une seule chose : manger alors que dans la culture vaudou, le zombie servait à tuer un ennemi quelconque. Cependant, il y a tout de même quelques petites incohérences.

Le jour et la nuit

Pour une raison inconnue, les zombies ne sortent pas la journée, ce qui explique pourquoi Jim peut se promener dans un Londres désertique, sans croiser le moindre mort-vivant. Pourtant, à la fin du film, un avion survolant l’Angleterre passe au-dessus de zombies en train de mourir de faim, en pleine journée.

Ce qui laisse le spectateur avec une question : pourquoi est-ce que les zombies n’attaquent pas la journée ? Pourquoi, au lieu de tirer dans le ventre, les soldats ne visent-ils pas la tête ?

De la même manière, on se demande pourquoi les survivants ne se contentent pas de balancer de bons vieux cocktails Molotov sur les zombies au lieu d’aller au contact avec une machette, même si on reconnaît que la machette fait toujours son petit effet.

Néanmoins, on concède qu’il ne faut pas forcément s’arrêter à ce détail et se concentrer plutôt sur la trame générale.

Le verdict

28 jours plus tard est entré dans la légende du cinéma d’horreur, en étant un carton du box-office et à décrire un monde apocalyptique post 11-septembre, qui a traumatisé tout l’Occident. En 2026, la question importante est de savoir comment il sera perçu par la jeune génération.

Car, on a connu le COVID, les confinements, les épidémies, certes moins galopantes et moins brutales qu’une infection zombie, mais, on a acquis certaines connaissances. Les plus jeunes risquent donc de tiquer sur certains éléments, par exemple, l’absence de protection des survivants. Soyez indulgents et rappelez-vous que ce film est sorti en 2003.

L’autre élément qui peut surprendre est tout simplement la qualité de l’image. Le film a été tourné avec caméras numériques mini-DV portables ce qui donne un genre de grain très curieux, donne l’impression qu’on a piraté le film et le son est un peu trop bas.

Pour autant, malgré ses défauts ou peut-être grâce à ses défauts, 28 jours plus tard reste un très bon film, avec quelques scènes bien gores, quelques jumpscares et une jolie histoire à la clef. Ce sera aussi l’occasion de découvrir Cillian Murphy, alias Tommy Shelby dans ses jeunes années. 28 jours plus tard est disponible en DVD.