Horreur

American Nightmare 3 : Election year

American Nightmare : Election year est probablement le meilleur opus de la saga. Mais, il faut avoir vu les autres pour le comprendre.

Le scénario d’American Nightmare : Election year

Nous sommes vingt ans après la première purge, instaurée par les Nouveaux Pères Fondateurs. En cette année d’élection, la sénatrice Charlie Roan se présente pour être la prochaine présidente des États-Unis, avec une mesure simple : supprimer la purge.

Mais, les Nouveaux Pères Fondateurs au pouvoir ne sont pas d’accord avec cette idée, qui leur ferait perdre beaucoup trop d’argent et de pouvoir. Donc, peu avant la nuit de la purge, ils font passer un décret amendant la purge. Les politiques ne sont plus protégés durant la nuit de la purge.

Pendant ce temps, Joe et Marcos, qui tiennent une petite épicerie, se préparent pour la nuit. L’assurance de Joe lui résilie son contrat, l’obligeant à rester dans son magasin toute la nuit pour le protéger.

Il en parle à Laney, une ancienne délinquante, qu’il a prise sous son aile, devenue conductrice d’ambulance pour la purge. La sénatrice Roan va devoir survivre à la nuit de la purge, si elle veut rejoindre la Maison-Blanche.

La grande confrontation

Vous vous souvenez de l’étranger alias Dante Bishop, que l’on pouvait voir dans le premier et deuxième opus ? Il est de retour, dans un rôle plus étoffé que l’on apprécie beaucoup. S’il soutient la sénatrice dans son combat, il est aussi parfaitement conscient que les bonnes intentions ne suffisent pas et qu’on ne doit pas mettre tous ces œufs dans le même panier.

En attendant qu’elle rejoigne la Maison-Blanche, il y a des gens à protéger et c’est son rôle. C’est également celui de Leo Barnes, alias le Sergent, vu dans le deuxième épisode. Cette fois-ci, il ne purge plus, il protège la sénatrice.

Deux mondes vont s’affronter et il ne peut en rester qu’un seul à la fin de la purge.

Les misères des petites gens

Deux éléments sont intéressants dans le film. Le premier est l’annonce par son assurance de la résiliation de son contrat à Joe. Pour lui, il s’agit d’une catastrophe. Comme il le dit lui-même, sans cette assurance, il perdra tout ce qu’il a. Sauf qu’il n’a pas les moyens de payer. Dans une moindre mesure, c’est exactement ce que ressentent bon nombre de commerçants lorsque leurs assurances refusent de les couvrir, notamment en cas d’émeutes. La scène est plutôt bien vue.

Mais, Joe doit aussi affronter deux petites pestes — en fait, on pense à un autre mot — qui ont envie de lui piquer des bonbons dans son magasin. Prises sur le fait par Laney, qui les met dehors, elles décident évidemment de revenir se venger la nuit de la purge.

C’est ainsi qu’on les voit débarquer, en petite tenue, dans une voiture et des vêtements ensanglantés devant le magasin de Joe. On l’avoue : depuis qu’on a vu cette scène, on ne peut plus écouter « Party in the USA » de la même manière.

Le verdict

Il n’est pas impossible que le succès de ce troisième opus soit dû au contexte politique américain. En effet, le film est sorti en 2016, peu de temps avant l’élection de Donald Trump. À ce moment-là, la campagne battait son plein et personne ne voyait Donald Trump élu, sauf lui-même et ses partisans.

Jason Blum avait bâti la purge comme une satire contre la NRA et ce troisième volet était censé se moquer de Trump. L’une des phrases de Charlie est d’ailleurs extraite d’un discours d’Hilary Clinton. Blum a déclaré en interview « l’idée de la Purge, à nos débuts, était une idée fantaisiste. Mais grâce à un président un peu fou, elle paraît beaucoup moins extravagante aujourd’hui. ».

Ce qu’il ne savait pas à l’époque, c’est que Donald Trump allait directement s’inspirer de la franchise lors de la campagne de 2024 et qu’aujourd’hui, on en vient à se demander si la purge était une simple dystopie ou une saga prophétique. On en ressort terrifié et pas seulement parce qu’il est beaucoup plus gore que les deux premiers. Clin d’œil pour les Français : une guillotine est utilisée.

American Nightmare : Election year est disponible en DVD.