MIB International
Sept ans après le troisième opus des Men In Black, l’agence la plus loufoque de l’administration revient pour affronter sa plus dangereuse menace : trouver une taupe qui y sévit.
Sommaire
Le scénario de MIB International
Petite fille, Molly a assisté à une intervention des Men In Black et a sauvé la vie d’un extra-terrestre. Après de brillantes études, elle veut les rejoindre professionnellement. Après avoir piraté un satellite, elle découvre une scène de crime extra-terrestre et réussit à s’infiltrer au siège new-yorkais.
Échappant de peu à un coup de neurolaser, elle intègre les MIB en tant que stagiaire. Sa supérieure l’envoie faire ses armes à Londres.
Sur place, elle rencontre l’agent H, le beau gosse de l’agence londonienne et s’attèle à trouver qui est la taupe qui veut la mort des MIB.
Nouvelle génération
On l’avoue : si on aimait beaucoup le duo Will Smith/Tommy Lee Jones, cela manquait de personnages féminins, autre que celui de victimes ou de princesses, exception faite du troisième opus.
Molly, qui deviendra l’agent M, est d’abord une scientifique, qui a passé son enfance la tête dans les étoiles et qui, contrairement aux autres agents, voulait réellement intégrer le MIB. On apprécie que le cinéma compte de plus en plus de personnages féminins qui ont un profil scientifique, même s’il s’agit d’une comédie de science-fiction.
Quant à l’agent H, s’il avait été un policier dans une agence plus classique, il aurait probablement été infiltré. Si la rigueur du MIB, telle qu’on l’a connu dans le premier opus, faisait beaucoup penser à J.Edgar Hoover, père du FBI, le MIB International, version 2019, paraît bizarrement plus proche des méthodes policières plus actuelles et plus réalistes.
Des aliens mignons
Dans les trois premiers opus, les aliens étaient rigolos, mais rarement mignons. Dans MIB International, il y a deux extra-terrestres qui font penser à des peluches ou des doudous. Le premier est celui que Molly sauve quand elle est enfant. On a envie de l’adopter et de lui faire des câlins.
Le second est évidemment le « pion » alias « Pawny », le gentil petit protecteur de l’agent M, néanmoins très courageux. On trouverait assez chouette d’avoir une telle mascotte avec soi au quotidien.
Dans les autres épisodes des Men In Black, on se souvient des vers alcooliques et accros à la fête et du chien. Ouvrez l’œil, ils sont dans les parages.
Le verdict
Le scénario en lui-même n’est pas d’une grande complexité. Comme toujours, des aliens cherchent à détruire la Terre et pourquoi pas la galaxie au passage. Peu importe : on ne regarde pas ce genre de films pour un scénario recherché, mais pour se délecter de l’imagination sans bornes des concepteurs d’effets spéciaux.
Si certains appareils faisaient déjà rêver dans le tout premier Men In Black, alors que nous n’en étions qu’au début de l’informatique grand public, dans MIB International, on est en plein fantasme technologique et logistique. On l’avoue : on rêverait d’emprunter un métro qui nous emmènerait directement de New York à Londres. Surtout quand on n’aime pas l’avion. On ne parlera pas des voitures qui sont très belles et très élégantes, tout en permettant de combattre des aliens.
Si on devait réellement formuler un regret, ce serait l’absence des anciens agents du MIB. On aurait apprécié une petite incise dans l’histoire pour expliquer qu’ils sont à la retraite. Néanmoins, ils apparaissent de façon discrète dans le film. À vous d’être attentif aux détails.
Si le film a été classé PG-13 aux États-Unis, en réalité, il ne mérite pas une telle sévérité. Si les très jeunes enfants pourraient avoir peur de certains aliens, il est plus probable que cela les fasse rire. Quant à la violence, ils en verront davantage en allumant BFM TV après l’école. MIB International est le plus mal noté de la franchise, mais on passe un excellent moment. Cela vaut le coup de lui laisser sa chance.
MIB International est disponible HBO MAX.