Pretty Little Liars
Série qui a tenu sept saisons, Pretty Little Liars est un tourbillon de suspense, avec des histoires très prenantes.
Sommaire
Le scénario de Pretty Little Liars
Cinq amies adolescentes font une soirée gentiment arrosée dans une grange et s’endorment. À leur réveil, l’une d’entre elles a disparu : Alison DiLaurentis. Un an plus tard, alors qu’Aria revient s’installer à Rosewood, elle fait la rencontre d’Ezra Fitz.
Le lendemain, elle retourne au lycée. Elle revoit son amie Emily, qui lui explique que depuis la disparition d’Alison, le groupe s’est disloqué. Aria découvre qu’Ezra, qu’elle a rencontré et surtout embrassé la veille, est son nouveau professeur de littérature.
Quelques jours plus tard, un corps est découvert et la police pense qu’il s’agit d’Alison. Les quatre amies – Aria, Emily, Hanna et Spencer – se rendent à son enterrement. À la sortie de la cérémonie, elles reçoivent toutes le même SMS se terminant par « je connais tous vos secrets. A ».
Mensonge
Il est très difficile de vous expliquer pourquoi Pretty Little Liars est une série aussi passionnante sans vous dévoiler des pans entiers de l’intrigue. Néanmoins, on va vous donner le fil rouge de toute la série : le mensonge.
Les menteuses, comme elles sont surnommées sur les différents sites, sont obligées de mentir. Elles ne le souhaitent pas, en fait, il n’y en a qu’une seule qui passe son temps à inventer. Pourtant, elles y sont contraintes.
Pour certaines, le mensonge permet de préserver leurs parents de conséquences très désastreuses et pas uniquement sur le plan humain. Pour d’autres, il s’agit d’éviter de compromettre leur avenir. Quant à Aria, la seule dont on peut vous parler, elle doit se taire pour éviter qu’Ezra termine en prison.
Dès lors, elles sont non seulement obligées de garder le silence, mais également de faire tout ce que A leur impose, quitte à blesser leur entourage. Quand elles décident de révéler la vérité, personne ne les croit. Elles ont tellement menti que plus personne n’arrive à les prendre au sérieux.
Un bijou de perversité
Durant toute la série, vous allez vous demander qui est A. Qui peut être aussi brillant pour imaginer des plans aussi élaborés. Mieux encore, même quand vous saurez qui est A, vous allez découvrir d’autres A. Au pluriel.
Vous finirez par soupçonner tout le monde et c’est le but des créateurs de la série : faire porter la suspicion sur chaque protagoniste de l’histoire, d’autant que certains d’entre eux se révéleront être des agents facilitateurs.
Par-dessus cela, vous découvrirez des petits bijoux de perversité dans les mises en scène et dans les « tortures » infligées aux menteuses. Rassurez-vous : Pretty Little Liars n’est pas du tout une série d’horreur. Vous ne verrez pas de scènes sanglantes, pas de tortures, pas de cadavres.
Pour garder l’intrigue, ne lisez surtout pas les résumés des épisodes ou les spoilers. Gardez la surprise jusqu’au bout.
Un phénomène culturel
Pretty Little Liars a été un carton, pour plusieurs raisons. D’une part, elle a coïncidé avec la démocratisation de Twitter à travers le globe et elle a été l’une des séries les plus commentées sur ce réseau social. On peut difficilement rêver mieux comme promotion.
C’est aussi une des rares séries dans laquelle les protagonistes sont principalement féminins. Les personnages masculins ne sont pas négligés, en attestent Ezra, puis Toby et Caleb. Néanmoins, le noyau central est occupé par des jeunes filles. On avait connu Desperate Housewives dans le même style. Pour autant, on n’avait pas de réel équivalent pour les jeunes filles, là où la création de Marc Cherry s’adressait à des femmes adultes.
La série a aussi été en avance, car, elle mettait en avant des personnages lesbiens. On comprend dès les premiers épisodes qu’Emily est lesbienne et elle formera très vite un couple avec Maya.
Enfin, élément qui a son importance : les tenues des actrices sont très soignées. Chacune possède un style très identifié et identifiable et même si certaines personnes y vont une forme de sexisme, voire d’antiféminisme, cela a contribué au succès de cette série, au même titre que Gossip Girl. La série ne revendique pas de liens particuliers avec cette série, mais on a le même fil rouge finalement. À ceci près qu’on n’a pas de cadavres dans Gossip Girl.
Le verdict
On a beau avoir vu au moins six fois l’intégralité des sept saisons de Pretty Little Liars, on sait qu’on la revisionnera l’année prochaine. Cela peut sembler curieux pour une série à suspense, surtout quand on connaît les chutes.
On la regarde de nouveau pour l’intrigue générale, pour la psychologie des personnages, pour les détails qui ont pu nous échapper. Ainsi, certains acteurs ont été changés entre le premier et les autres épisodes, sans qu’on s’en rende compte. Parfois, c’est une erreur de traduction dans la version française dont on s’aperçoit au bout de cinquième fois.
Plus fondamentalement, Pretty Little Liars fait partie de ces séries doudous. On peut considérer que certains aspects sont problématiques, tels que la relation entre Aria et Ezra ou la représentation de la maladie mentale. Pour autant, on aime se plonger dans les histoires des menteuses. C’est parfait pour se vider la tête.
Pretty Little Liars est disponible sur HBO Max.