Abigail
Renouant avec la famille des vampires, Abigail est un bon film d’horreur, avec quelques ressorts comiques.
Sommaire
Le scénario d’Abigail
Une bande de malfrats, qui ne se connaissent pas, sont chargés d’une mission bien précise. Enlever une fillette, la conduire dans une maison à l’abri des regards et attendre le lendemain que leur commanditaire leur remette une jolie somme d’argent.
Alors qu’ils passent gentiment le temps, ils s’aperçoivent que l’un de leurs compagnons a été brutalement assassiné. Pourtant, ils sont seuls dans la maison avec la fillette.
Sauf qu’après « enquête », ils se rendent compte que cette fillette n’est pas comme les autres : c’est un vampire vieux de plusieurs siècles et il a un petit creux.
La tradition des sales gosses
On avait connu le sale gosse Antéchrist, celui qui est envoûté par une puissance démoniaque et celui qui se venge. Maintenant, on fait connaissance avec l’enfant vampire, qui en fait n’est pas vraiment un enfant, mais a été transformé lorsqu’il était enfant.
Ce qui rend ces antihéros si attachants et si dangereux est qu’ils ont le visage de l’innocence. Personne ne se méfie jamais des enfants, même quand ils viennent juste de croquer votre compagnon. Alors qu’un adulte, on ne lui jamais totalement confiance.
La petite Alisha Weir campe une Abigail assez convaincante, tant dans le rôle de l’innocente fillette que dans le rôle du vampire affamé.
La rencontre du classique et de l’horreur
Il y a une musique qui est utilisée durant tout le film : le lac des cygnes. C’est l’un des morceaux les plus connus du classique, très utilisés dans le cinéma et on l’entend notamment dans John Wick.
Avec Abigail, on renoue avec la tradition gothique qu’on avait pu avoir avec le Dracula de Coppola : des décors assez soignés, des personnages tourmentés et quelques notes de la culture classique, à travers la musique et le ballet.
On est d’ailleurs autant plus soufflé par la performance d’Alisha Weir qu’elle n’est pas doublée pour la danse classique. C’est réellement elle qui danse et elle montre une technicité assez rare, notamment en raison de son âge. Elle est doublée pour certaines cascades, mais elle a réalisé l’essentiel des scènes. On lui prédit une belle carrière, si elle souhaite continuer dans cette voie.
Le verdict
Soyons clairs : Abigail n’est pas un film effrayant, mais, cela tient surtout à la thématique, qui a quand même beaucoup vieilli. Il est assez difficile de terrifier avec des vampires. Généralement, pour que cela fonctionne, il faut plutôt une combinaison entre le vampire et le zombie, pour garder une forme d’effet de surprise.
Néanmoins, le film fonctionne bien, car, il a quelques éléments qui relèvent plutôt du thriller. L’une des performances intéressantes est celle de Dan Stevens. Vous avez pu l’apercevoir dans Downtown Abbey, jouant les gentils nobles. Dans ce film, on est à rebours de cette ambiance et c’est assez rafraîchissant. Un autre acteur se démarque : Kevin Durand, qui semble abonné aux rôles avec des vampires. En effet, il joue un chasseur de vampires dans la série de Strain.
Que dire de Melissa Barrera ? Elle arrive à sortir du rôle qu’elle avait dans Scream et on est encore plus consternée quand on voit qu’elle est une bonne actrice, mais qu’elle a créé un tel bad buzz autour de ses propos qu’il se passera un certain temps avant qu’elle ne puisse retrouver les plateaux américains.
Abigail est un bon film pour les débutants en film d’horreur ou pour ceux qui veulent regarder un film pas trop épuisant, parfait pour une soirée d’hiver ou d’automne. L’image étant assez sombre, regardez-le de nuit. Abigail est disponible sur Netflix ainsi qu’en DVD.