Scream 4
Nouvelle génération, nouvelle décennie, nouvelles règles, Scream 4 nous amène dix ans après les meurtres sanglants de Hollywood.
Sommaire
Le scénario de Scream 4
Nous sommes dix ans après les meurtres qui ont eu lieu à Hollywood, sur le tournage de Stab 3. Sidney Prescott a décidé d’écrire un livre sur son expérience et finit sa tournée médiatique par sa ville natale : Woodsboro.
Alors qu’elle revient en ville, un tueur s’en prend à deux lycéennes, camarades de classe de la cousine de Sidney : Jill Roberts. Tandis que Sidney replonge dans son cauchemar, Gale et Dewey mènent une petite vie tranquille.
Mais, Gale s’ennuie et quand Ghostface refait surface, elle renoue avec son ancienne carrière de journaliste d’investigation, ignorant qu’elle est aussi sur la liste macabre de Ghostface.
« Ce que je veux, ce ne sont pas des amis, ce sont des fans »
Curieusement, alors que de nombreux fans attendaient avec impatience le quatrième volet de Scream, il n’a pas reçu l’accueil qu’il méritait. Il est probable que cela soit dû à la critique un peu trop acerbe contenue dans le film.
Sans dévoiler qui est le tueur, celui-ci est guidé par une seule chose : la célébrité. Pour lui, il ne suffit plus de travailler dur ou de faire des choses bien, il faut simplement avoir beaucoup de problèmes pour que les gens éprouvent de la sympathie et vous fassent accéder à la célébrité.
À l’époque où le film est sorti, à savoir 2011, on pouvait penser que le propos était exagéré. Sauf que depuis, on a vu l’explosion des influenceurs, qui passent leur temps à raconter leur vie et leurs petits problèmes médiocres, notamment pour récolter des fonds via des cagnottes. On réalise alors que le propos était — comme toujours avec Wes Craven — très en avance sur son temps.
La tirade du tueur face à Sidney est d’une justesse effrayante.
« Les gens ne lisent plus aujourd’hui, ils vont s’arracher nos images »
Les deux accros du cinéma du cinéclub du lycée expliquent à une Sidney et Gale totalement déconcertées qu’aujourd’hui, le film est le nouveau standard. Les gens ne lisent plus, ils veulent des images. Ils veulent voir et pour certains, vivre les faits par écrans interposés, y compris les faits les plus barbares.
Mes confrères du Monde, de Mediapart et de Numerama ont enquêté sur une secte d’un genre très particulier. Ne lisez ces enquêtes que si vous avez l’estomac très bien accroché. Quoi qu’il en soit, pour résumer les choses, ces personnes ont commis des actes de barbarie, qu’elles ont filmés et diffusés, notamment sur Discord.
Mais, même sans plonger autant dans l’horreur la plus extrême, il suffit de voir le nombre de vues que génèrent la moindre image de cadavre et avec quel entrain certaines personnes les relaient pour constater que le texte ne suffit plus. Il faut de l’image et de la vidéo.
Le verdict
Une grande Scream Queen, Neve Campbell rencontre une autre Scream Queen : Emma Roberts, qui interprète Jill Roberts. Si vous avez vu American Horror Story, vous connaissez déjà Emma Roberts, qui est très à l’aise dans tous ses rôles, montrant qu’elle dispose d’un véritable talent.
Dewey est devenu shérif et comme dans les précédents films, il a toujours un train de retard, ce qui lui donne un certain aspect comique. Comme pour montrer qu’il y avait une nouvelle génération qui arrivait pour reprendre le flambeau, beaucoup d’acteurs, habitués des séries d’adolescents sont au casting, même pour une courte apparition. On pense à Lucy Hale, qu’on a vue dans Nightmare Island, mais surtout dans Pretty Little Liar ou encore Shenae Grimes présente dans 90 210 Nouvelle génération.
Scream 4 est un très bon film, qui rend un bel hommage à la trilogie initiale et qu’on peut regarder même sans avoir vu les trois premiers. Scream 4 est disponible en DVD.