Horreur

Channel Zero – Candle Cove

Si vous cherchez une série d’horreur qui mise plus sur la terreur psychologique que sur les effets spéciaux, vous trouverez votre bonheur avec Channel Zero — Candle Cove. Attention : cette série ne convient pas aux « débutants » en films et série d’horreur.

Le scénario de Channel Zero – Candle Cove

Mike Painter est un pédopsychiatre. Suite à une émission de télévision, qui ne se passe pas très bien, il se fait interner. Après son séjour en hôpital psychiatrique, il revient dans la ville de son enfance.

S’il retrouve sa mère, il doit aussi affronter le fantôme de son frère jumeau, disparu mystérieusement, il y a trente ans.

Lors d’une soirée, avec ses amis d’enfance, il évoque une émission de télévision, dans laquelle jouent des marionnettes : Candle Cove. À sa grande surprise, il découvre que sa propre fille peut aussi voir cette émission.

Comment est-ce possible alors que cette émission n’existe plus et qu’elle n’est plus diffusée ?

Ambiance terrifiante

Le pari de Channel Zero – Candle Cove est de faire peur sans montrer de choses effrayantes. Il y a bien une sorte d’entité monstrueuse qui rôde et dont la composition est assez écœurante. Mais, en dehors de cet aspect, il n’y a pas d’entités maléfiques qui surgissent d’un placard, pas d’effets spéciaux particuliers.

Alors, pourquoi est-ce que cela fonctionne ? Tout simplement parce que l’histoire est basée sur une creepy-pasta. Ce sont des histoires que l’on se raconte sur le Web et auxquelles chacun apporte sa contribution horrifique. Certaines, comme le Slenderman, sont devenues extrêmement connues, surtout lorsqu’elles sont devenues réelles.

Celle-ci est basée sur une histoire de Kris Straub, parue en 2009, dans Ichor Falls, du même nom que la saison. Des adultes se remémorent une émission de télévision, sauf qu’aucun adulte ne voyait cette émission. Pour eux, les enfants regardaient de la neige sur l’écran.

Enfants et figure d’autorité

Dans la même veine que Sinister ou même la saga de la Malédiction, les tueurs sont des enfants, guidés par quelque chose. Mais, ce quelque chose est incarné par une figure d’autorité, quelqu’un en qui les enfants ont confiance et qui va les pousser à l’acte.

D’eux-mêmes, ils ne feraient pas de mal à une mouche. Une fois sous emprise du Mal, ils deviennent malsains et c’est l’une des raisons pour lesquelles la série fonctionne : elle est très réaliste.

Les enfants reproduisent ce que les figures d’autorité font : les parents, les amis de la famille, les professeurs. Le mimétisme fait partie des éléments de l’apprentissage. C’est pour cela que la série sonne juste et que le héros principal dit que finalement, on est toujours un enfant. Même à l’âge adulte, rares sont les gens qui questionnent les figures d’autorité, qu’elles soient légitimes ou non.

Le verdict

Channel Zero — Candle Cove n’est pas du tout une série pour débutants en matière d’horreur. Si vous cherchez quelque chose d’efficace et de « rapide », autant se plonger dans les Conjuring, qui comportent une bonne dose d’horreur graphique.

La série fait six épisodes de moins d’une heure, donc, on peut aisément la visionner en une grosse soirée. On aurait tort de croire qu’elle n’est pas effrayante. L’atmosphère très lourde et très pesante s’infiltre absolument partout.

À tel point que vous croyez avoir aperçu quelque chose devant votre fenêtre alors que c’est matériellement impossible ou que votre cœur se met à battre la chamade en entendant votre voisin rentrer tranquillement chez lui.

Channel Zero — Candle Cove n’est pas disponible en streaming. Mais, un coffret DVD regroupant les quatre saisons de Channel Zero et incluant un livret explicatif est disponible sur Amazon.